Vernissage Justina Smith

Nous sommes très heureux de vous présenter Justina Smith, pour la première fois au Québec, dans le cadre de l’exposition solo intitulée FERMATA. Justina nous présente son art qu’elle associe à la musique, plus précisément « aux pauses entre les notes », dit-elle. Ses toiles sortent de l’ordinaire puisqu’elles intègrent divers médias à l’acrylique, à la manière d’un collage. Justina voit la vie à travers une lentille différente de la nôtre, c’est ce qui rend son travail à la fois unique et intéressant. Il est fascinant d’essayer de comprendre comment elle traduit sa vision de manière si surprenante. Cela s’explique peut-être par l’importance qu’elle accorde « aux moments d’arrêt entre les notes », plus qu’à la musique elle-même. Il faut voir son travail pour comprendre. Vous pourrez même en discuter avec l’artiste qui sera sur place tout le
weekend.

Justina nous explique ce qu’est un fermata (« point d’orgue » en français) ainsi que le lien entre la musique et ses œuvres :

Point d’orgue : signe musical indiquant un temps d’arrêt d’une durée indéterminée sur une note soutenue; .

Tout ce groupe de peintures me rappelle la musique. Je ne suis pas musicienne et je ne joue pas d’un instrument, mais j’adore regarder et écouter. Observer et apprécier. Ces peintures sont comme une représentation physique de la musique dans ma mémoire. Ce sont les endroits où je suis allée et où j’ai passé du temps pour explorer, dessiner, photographier, peindre et réfléchir. Ce sont les représentations des moments ou des arrêts de mon parcours
depuis mon départ.

Si ces peintures étaient transposées en partition, je les imagine comme des pauses se produisant entre les notes, plutôt que comme les notes elles-mêmes. La longueur des pauses varie beaucoup, comme la taille des peintures. Certaines des pauses sont longues et plus dramatiques, alors que d’autres sont petites, légères et semblent se succéder rapidement.
Pareil à un musicien qui interprète le symbole du point d’orgue à sa discrétion et choisit la durée qu’il désire, le spectateur décide, devant la toile, l’endroit où il arrête son regard et pendant combien de temps il s’attardera sur un élément en particulier.